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 J'avais bien commencé tout à l'heure à la voir C'était vraiment une étoile..

 

E-mail: jeanpaulcomtesse@net2000.ch

 

 

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Parution: octobre 2005 / ISBN 978-2-88341-152-2

 
 

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Extrait...

 
 

 

 
 

Les Racines à Fleurs

 
 

 

 

Quatrième de couverture

 

‘Tout ce qui n’est pas encore vivant et qui dépend de moi !’ s’écrie Annie que Jérôme rencontre à Lourdes, et qui l’invite à venir découvrir son univers secret et bouillant, au cœur de l’Auvergne. Renommant les choses, les voyant autrement, Annie recrée le monde et le réenchante.

Alors que Jérôme la croit perdue pour lui, fuyant vers la frontière jurassienne, l’initiation se poursuit : sous la forêt, le chemin. Il ignore qu’il marche vers la clairière… Au contact inattendu de Dyonis, la sensuelle, et de sa mère Pauline chez qui il s’arrête quelques jours, tout lui fait signe. Chacune chante un mystère, chaque lieu palpite du regard qui en devine le rébus. Parce qu’elles consentent avec allégresse à appartenir au monde qui les entoure, et à rencontrer l’autre, la magie opère.

Ce roman initiatique tient tout le long la note aiguë de l’amour et de la découverte. Les correspondances entre les êtres, les lieux, tissent l’incroyable composition de ce parcours à fleur de peau. Il soulève en nous une puissante joie de vivre, nous rend à la sensualité d’être vivant.

Comme Jérôme, nous sommes frappés par l’immensité de la vie. La générosité solaire de ce livre nous illumine longtemps.

 
 
 
 

Jérôme à Rome

 

Un soir à Rome, alors en visite chez son oncle le professeur de littérature française, Jérôme avait pris une de ces petites calèches désuètes et bichonnées qui proposent le tour de ville aux touristes. On était en avril. Le Colisée s’était dressé devant ses yeux, carcasse monstrueuse aux trous béants. Les abords étaient déserts: vacuité de l’histoire humaine. Il avait pénétré dans un couloir, s’était avancé de quelques mètres sur les traces des gladiateurs, des bêtes féroces et des martyrs. Résurgences de sang coagulé, de jeux effroyables, de mascarades suintant la haine dans un raffinement de supplices. Comment se fait-il que l’humanité ait versé dans la vanité et les crimes insensés? A quel moment l’Histoire a-t-elle dérapé? Quelles fibres se sont rompues pour que l’homme en vienne à renier son rôle de co-créateur? Jérôme écœuré au point de vomir.


Aspirant à un havre sublime, il s’était fait conduire au Vatican. En chemin, il n’avait cessé de se dire que les humains auraient pu aménager leur univers autrement. La paix, la fécondité sur la terre. Le cocher ne parlait qu’à son cheval. Arrivé sur la place Saint-Pierre, Jérôme avait marché seul entre les colonnades. Le froid l’avait saisi. Le cocher lui tendit une couverture et proposa d’aller à la Fontaine de Trevi.


Là, l’eau frémissait de vie; les statues blanches avaient la peau lisse et des gestes voluptueux. Il avait joui du bonheur aquatique jaillissant de partout. Loin d’obéir à la tradition, regardant haut devant lui, il avait jeté une pièce dans le bassin comme on lance un défi. A cet instant visionnaire, l’ingénuité et l’ambition rêveuse du jeune étudiant avaient éclairé son visage. Il s’était vu partant à la découverte de sa propre vie comme un hommage à la planète bleue. Une vie qui soit un cadeau offert à la vie. Il ne savait pas que cela commencerait par la rencontre d’Annie.

 
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Critiques et avis des lecteurs

 

"A la lueur d’une bougie je regarde les mots défiler ; sentiment intense de plénitude au cœur de ces pages écrites sans faillir, avec le cœur et les sens.
L’esprit de l’histoire me suis, me transcende et me complète.
Je suis les uns et les autres à tour de rôle, ressens leurs peurs, leurs bonheurs, leurs désirs.
J’aime me croire au cœur de l’histoire, maîtresse ou amant, fontaine ou volcan, cadran solaire.
Confidences cachées de l’écrivain ou imagination débordante nul ne sait distinguer le vrai du faux.
Mais peut-être qu’au fond tout est lié…qui sait ?
Je crois retrouver au détour d’un chemin sinueux des bribes d’un homme que je connais, celui  qui est et ne fait pas semblant.
Les êtres charnels peuplant ces pages nous attirent par leurs sensualités dans un univers de tendresse et de force amoureuse incroyable. Le rêve rejoint la vie, l’écrit rejoint le vécu.
Ici, les racines de l’existence et les fleurs de l’amour sont  indissociables, liés par la fureur de vivre et le présent sensuel.

Shelley Vouga
Avril 2007

 

"Jean-Paul Comtesse écrit toujours de manière très poétique, et c'est encore le cas avec ce roman. Jérôme, le héros de ce texte, est littéralement l'homme qui convient pour donner de la matière et des images à un lieu originaire soudain éternel par cette reconnaissance qu'il met en acte par sa croyance à la puissance indestructible du féminin".

Alice Granger Guitard

 

"Dans le dernier roman de Jean-Paul Comtesse, Les Racines à Fleurs, les mythes et légendes se fécondent, engendrant un univers qui dilate nos repères spatio-temporels. Ainsi, au sens littéral du terme, sa lecture est vertigineuse odyssée. La Bible, la lointaine Antiquité païenne sont le terreau du dernier ouvrage du romancier. Une constante, cependant, dans l'oeuvre de l'écrivain : un homme au coeur de femmes conteuses, libres et indépendantes, farouchement indépendantes. Lire la suite...".

Catherine Nohales

 

 
"Après-midi grisâtre et hivernal. Je me suis plongé dans vos univers de méditation, de réflexion, de découvertes, de narrations, qui font de votre livre Les Racines à fleurs, un roman définitivement «autrement» que les autres! Bravo et vives félicitations. J'attends avec intérêt le suivant.".

Hugues Vaucher

 

"Votre évocation de la femme au prisme de plusieurs personnages, évocation éprouvée grâce à un temps morcelé, je l'ai ressentie comme une sorte de soupirs où le désir de pureté est confronté à celui des sens. La nature permet cependant la synthèse de ces forces antagonistes. Et ce n'est pas sans raison que Lucas vient piqueter de réalité un scénario dont Jérôme épuise la violence au volant de sa voiture, qui roule en direction de frontières. Plus que les lieux nommés, Lourdes, l'Auvergne et le Jura, c'est une Nature élémentaire (la planète bleue!) qui accueille ce cheminement en donnant toute sa dimension au souffle qui anime votre livre. Votre fin est habile et permet de renouer les fils, mais elle me semble un peu abrupte. Après le choc des composantes de ces belles pages que je quitte avec regret, peut-être aurait-il mieux valu revenir à la suprématie de la Nature et de la Vie et s'en remettre au mot de Dionys un soir d'exubérance: «Eclatez-vous les uns les autres!»".

Raymond Voyat
Paris

 

 

"Rien de plus dépaysant que le périple initiatique de Jérôme, jeune homme au coeur disponible attiré par le mystère féminin. Trois rencontres entre Lourdes, l'Auvergne et le Jura, pays natal de l'auteur, vont marquer sa destinée: trois femmes qui dévoilent au voyageur les arcanes de leur univers magique. Un univers peuplé de symboles, où les arbres sont des alliés, où les maisons expriment des destins, où personne ne laisse passer une étoile filante sans faire un voeu. Jérôme est sous le charme, malgré son chagrin d'amour. Il éprouve une attirance particulière pour les êtres «qui croient aux présages surnaturels apparaissant où et quand cela leur plait». A la fin de ce délicieux roman à l'écriture cristalline, ces séductrices qui ont le don de transfigurer la réalité livrent leur secret...".

A.Z
Générations, octobre 2006

 
"Les Racines à Fleurs content l'histoire d'un homme, un naufragé, Ulysse contemporain qui s'échine à percer le mystère féminin. L'incipit du roman plonge le lecteur dans une interprétation nouvelle des grands mythes fondateurs de la littérature. "Jérôme était seul. Du large parvenaient des poudrins d'Odyssée. [...] Il voyageait en direction de la frontière, quelque part aux confins du Jura." Le thème du voyage structure le texte. Jérôme, héros fragile, si contemporain, navigue de femme en femme, de vestale en vestale. Elles lui échappent, il ne les comprend pas, s'y efforce mais échoue.

Echec perceptible dès le départ : "Non, Jérôme n'était pas au bord de la mer." On le croyait mais une toute puissance oeuvre à l'intérieur de la création : le romancier. Qu'est donc alors le héros si ce n'est le jouet du créateur qui fait de lui ce qu'il veut ? Pauvre Jérôme, a-t-on envie d'écrire! "Une tempête emportera Jérôme." Un futur de l'indicatif qui nous prévient sur la suite. Aucune solution possible. Jérôme est-il condamné à échouer ? Comment le sauver ? Personnage principal qui ne maîtrise en rien sa destinée ! Elle est entre les mains du Créateur. Et les Femmes ? Annie ? Pauline ? Dyonis ? Identiques et rebelles à toute forme d'oppression. Pauline le congédie ainsi à la fin du roman : "Ne m'attendez pas, je ne dirai ni adieu ni au revoir à Angelo ; reprenez votre route et soyez heureux." C'est un ordre.

Dans tous les romans de Jean-Paul Comtesse, on est heureux, et cela, c'est fondamental, essentiel dans un monde qui étouffe sous les données sinistres. C'est un roman païen où la jouissance est célébrée comme dans les temps anciens. Et j'entends par temps anciens les temps de la Rome et de la Grèce antique. Cependant, le romancier nous propose de réfléchir au mythe de la création ; création originelle mais aussi et surtout, création littéraire. Au fond, une question revient sans cesse tout au long du récit : qu'est-ce qu'écrire un roman ? Qu'est-ce qu'un romancier ? Quel est son pouvoir, perceptible dans Les Racines à Fleurs ?

En tout dernier lieu, qui est Jérôme ? Le héros du roman qu'écrit Lucas/Jean-Paul Comtesse. Les Racines à Fleurs content-elles vraiment l'histoire de Jérôme perdu entre des femmes immortelles, histoire au demeurant banale, ou bien l'histoire de Lucas en train d'écrire. Une mise en abîme qui interroge les dessous de la création.
 

Numimalie
Zazieweb

 
 
     

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