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Sabika Désirade, la femme au livre |
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« Sabika
Désirade, la femme au livre, cette Andalouse
émigrée dans l’Hérault », personnage
fascinant, sensuel, imprégné des mythes de
l’Alhambra – femme sortilège.
Elle vit en solitaire dans sa bastide et hante
la garrigue qui l’entoure. Les lieux lui
parlent de Thomas-le-Grand-Rêveur, l’amour
sublime de son adolescence. Leurs lectures et
leurs jeux ! Les nuits d’herbes sauvages où
ils commirent le délit d’initié ! Elle forme
le projet d’écrire un roman afin d’immoler
cette absence habitée. Les traces sont là,
reste à marcher sur l’empreinte des mots.
La femme au
livre flambe de passion, ses songes sont des
sorts qu’elle jette et elle invente des
destins…
Roman où
l’on se sent comme dans un rêve velouté. Le
style est d’une sobriété classique et fait
néanmoins place à une poésie de l’instant
sertie d’images originales, de tournures
inédites. Le réel et l’imaginaire sont
admirablement dosés.
Racines du Rhône
Editions
Monographic
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A découvrir |
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Lectures de Sabika
(extraits) |
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Critiques littéraires de
l'ouvrage |
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Interview sur les ondes de
Radio Cité (20MB) |
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Regards
différents sur
Sabika |
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La collection
RACINES DU RHÔNE des éditions Monographic SA à Sierre
continue sur sa lancée et nous offre en avril 2004 son
vingt septième ouvrage. Un livre surprenant! Petit roman
au style rapide et moderne, c'est un récit sans
catastrophe, sans viol, sans inceste. Il n'est pas englué
dans une certaine tendance de la littérature romande à
vouloir tisonner dans la souffrance et la culpabilité.
Pourtant ce n'est pas un récit sans drame et les
personnages connaissent les vicissitudes de toute vie
humaine. Mais les épreuves de l'existence, loin d'être
pour eux des sources de désarroi, deviennent en quelque
sorte, par la force du rêve et de l'imaginaire, des
richesses intérieures, des sources révélatrices de ce qui
est caché en nous.
Sabika, nature sensuelle et passionnée nous fait entrevoir
mille possibilités d'être soi-même (à mon seul désir,
selon le sixième sens de la Dame à la Licorne) et l'on
marche sur l'empreinte de ses pas comme dans un songe
éveillé.
Racines
du Rhône
Editions Monographic
SA
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Le
vingt-septième ouvrage de la collection 'Racine du Rhône
des Editions Monographic est un petit roman à la fois
charmant et profond.
Sabika, la femme au livre est hantée par l'écriture d'un
récit qui immolerait son sublime amour d'adolescente.
Traductrice par son métier, elle est aussi la femme aux
livres (« je ne vis que dans les mots »). Personnage
sensuel et passionné, elle en vient à incarner ses
lectures et côtoyer les personnages romanesques
imaginaires, de sorte qu'elle est toujours à la frontière
entre l'illusoire et le réel.
D'une écriture bien ciselée, ces 127 pages, nous font
passer quelques heures dans un rêve velouté.
Racines
du Rhône
Editions Monographic
SA
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«
Sabika Désirade, la femme
aux livres, cette Andalouse immigrée dans l'Hérault, ...
», personnage fascinant, sensuel, imprégné des mythes de
l'Alhambra, « femme-sortilège digne des Mille et Une
Nuits » qui croise sur son chemin Thomas le futur
moine avec lequel elle vit une passion unique, Paco qui ne
sera qu'un fantasme, Bruno qui, à défaut de comprendre le
langage des « Grands Rêveurs » ne peut-être qu'un fils
adoptif, Nathalie ou la trajectoire d'une adolescence
révoltée à une maternité épanouie en passant par
l'accomplissement d'un métier.
C'est un très beau livre qui m'a happé dès la première
page. Je suis surpris par la maturité de l'écriture, le
langage très travaillé, poétique et néanmoins fluide.
Maîtrisé de la première à la dernière page. L'auteur, à
l'évidence, a une grande culture littéraire. Il cite,
entre autres, Proust. A plusieurs reprises Julien Gracq et
sa Presqu'île, avec la sublime phrase finale: « Comment la
rejoindre ? pensait-il, désorienté. », phrase qui pourrait
servir de sous-titre au roman en complétant le «
pensait-il » par un « pensait-elle ». Il y a beaucoup de
citations, d'aucun pourrait trouver trop. Personnellement,
j'aime beaucoup. Sabika n'a-t-elle pas choisi de vivre
plus dans les livres et dans le rêve que dans la réalité ?
Même lorsqu'elle se noie dans sa passion pour Thomas.
Racines
du Rhône
Editions Monographic
SA
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Critiques et avis des lecteurs |
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« Lire un livre de Jean-Paul Comtesse,
c'est être pris par la main par une
présence mystérieuse pour vivre un conte,
participer à une chorégraphie. C'est une
expérience de rêve éveillé, où l'on est
saisi d'une ferveur, confondu à elle, qui
flue de l'auteur aux personnages, des
personnages au rythme du texte. De sorte
qu'une fois le livre refermé, au milieu
des voix persistantes, on a l'étrange
sensation d'avoir accompli un voyage
intime, multicolore, mais sans savoir par
quel chemin. Sabika Désirade est un livre
amoureux : de la nature, de la Femme,
des lieux, des mots, du rêve.On y retrouve la
femme mystique qui est aussi la femme de
chair (l'amour est un rite, sacré et
profane – on pense à "l'Eternelle Idole"
de Rodin), la meneuse, la fougueuse, la
conteuse. Celle qui va, qui habite, celle
qui rêve – celle qui écrit. |
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Celle qui traduit le Monde. Sabika, c'est
la chair, le verbe, et le jardin ; c'est
le désir qui circule entre tous ces
éléments. Il y
a toujours un mouvement très fort des
êtres entre eux, dans les œuvres de
l'auteur, au rythme des rencontres, des
séparations, des amitiés, des amours
impossibles. C'est simple et c'est
complexe. C'est exactement la vie. Ce que
j'aime de ce livre, au-delà des thèmes
passionnants (passionnés) qui le
composent, c'est le style, délibérément
personnel, rythmé, comme halluciné parfois
; des apparitions, des saccades, des
flashs, on est emporté sans trop savoir
où, c'est le fameux rêve éveillé, dont
l'harmonie étonnante est faite d'éclats
divers ; comme si l'auteur écrivait les
yeux fermés. Cette force qui retient le
tout en un centre est l'empreinte de la
sincérité de l'homme qui se donne à lire.
L'imaginaire est le réel, le réel est
l'imaginaire. Il n'y a pas de frontière.
Nous sommes emportés. »
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Fanny Wallendorf
15 août 2004, Romagnat - France |
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« Il émane de ce livre un mélange de
sensualité et de magie, de parfums et de
mystère mêlés de lyrisme, voire de
mysticisme. La protagoniste est une Gitane
ensorceleuse, du genre Carmen à
l'andalouse, qui vit plusieurs passions
avec la même liberté. Cela se passe dans
les garrigues du Midi et l'on s'y plonge
comme dans un rêve éveillé, partageant les
souvenirs de Sabika (son amour pour Thomas
le rêveur) ou vivant ses rencontres.
Difficile à raconter, ce beau petit livre
évoque plus qu'il ne décrit, et là réside
tout son charme. »
Marie Françoise Piot |
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article paru dans le « 24 heures », du
mardi 26 octobre 2004 |
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« Le réel et l'imaginaire sont
admirablement dosés. », annonce l'éditeur
à la quatrième de couverture. Ma lecture
fut inhabituellement difficile car j'étais
emporté par les « images », la lumière, la
beauté des lieux, les mystères des
personnages (L'Alhambra, l'Hérault, une
bastide, un Gérard Philipe en chemise
blanche, une pierre fendue comme haut lieu
des chorégraphies et des échanges de
billets). Pour mieux comprendre, j'ai
repris le texte en séparant ce que nous
conte l'auteur de ce que disent Sabika et
les autres « héros ». (La mise en page de
certains éditeurs offre cette
clarification.) Alors tout est devenu
facile, lumineux, audible. Alors j'ai
senti les âmes, les questions, les espoirs
des acteurs avec leur prescience d'une
inquiétude. Alors tout le roman m'est
devenu familier, m'a charmé par la
résonance du dernier chapitre où - après
avoir hésité à le faire - Jean-Paul
Comtesse redonne chair et sang à chacun,
même au chien Barcino. » |
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Arnold Ulrich, libraire |
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Rêve et réalité
« Il s'agit du troisième roman de
Jean-Paul Comtesse qui rend hommage encore
une fois à la femme, aux femmes. Au
départ, dans un premier mouvement, les
évidences du titre m'ont gênée. Une
sensualité qui s'affiche sans retenue.
J'aurais aimé plus de discrétion mais
Sabika n'est pas femme à se cacher, à
taire sa passion. Le faire, ce serait
renier sa nature d'Andalouse passionnée,
vive et sensuelle. Ce roman raconte-t-il
une histoire au sens classique du terme ?
Ici, nous assistons à l'imbrication
permanente du rêve et du réel. Qu'est-ce
qui est réel ? Qu'est-ce qui ne l'est pas
? La puissance de l'onirisme s'affirme à
chaque page, s'incarne dans le personnage
d'une femme-sortilège, Sabika Désirade.
Elle envoûte, ensorcelle le Grand Rêveur
Thomas, son père bafoué, cocufié par un
gitan et qui endosse une paternité
douloureuse. Le mot "rêve" abonde dans ce
roman. Il sonne comme une injonction
permanente à s'abstraire du réel frustrant
et décevant incarné par Bruno le
typographe. Les images poétiques qui
irriguent l'ouvrage réalisent ce mariage
constant du réel et de l'imaginaire. Des
mots abstraits s'accolent aux mots
concrets et le rêve sublime le réel
défaillant. Un très beau livre, une ode à
l'enchantement, à l'ensorcellement. »
Numimalie
sur
Zazieweb |
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« Lisant votre roman, j’ai remué en moi
une question: ne plus considérer les
épreuves de la vie comme des raisons de
désarroi ou de désespoir, mais les
"transmuter" en quelque sorte, par la
vertu du rêve ou de l’imaginaire, en
richesses intérieures, en sources de
révélations de ce qui est caché en nous. »
Francis Bourquin, poète |
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« Dans son troisième ouvrage, Jean-Paul
Comtesse installe sur les feux de la rampe
romanesque une femme qui ensorcelle, une
femme-sortilège. Sabika Désirade est le
fruit d'une nuit d'amour, d'une seule nuit
passionnée entre un Gitan et l'épouse du
Sieur Cristobal, un aristocrate
désenchanté, quelque peu anachronique.
Contraint d'endosser une paternité
impromptue, douloureuse, il jette un sort
à sa fille. "Sabika n'aura qu'un amour,
voilà le sort que je lui jette. Qu'elle
vive comme une déesse douée du pouvoir
d'attirer les hommes et de les effrayer.
On n'affronte pas une femme de race, on
l'idéalise ou on la fuit. Phénomène
surnaturel, cette femelle volcanique
créera des enfers sulfureux! Telle sera ma
revanche. Elle mettra à genoux un
religieux voué aux divinités." Sabika
s'élève au milieu de la garrigue dans le
sud de la France, au sein d'une nature
prolixe qu'elle nomme, qu'elle façonne
selon son imaginaire, selon ses rêves. Car
le rêve est la "substantifique moelle" de
ce roman. Il est une injonction
permanente, assenée, martelée. Sabika
l'incarne, le fait sien, le fait chair.
Lorsque nous pénétrons dans ses pensées
tourbillonnantes, les repères
traditionnels s'estompent. Aucun signe
pour rassurer le lecteur, pour le guider
dans les méandres de la pensée. "Les mots
s'enlacent", les phrases s'enchaînent. Qui
parle? Les images poétiques mêlent le réel
et le rêve:" Il (Thomas) était le vigneron
des grappes d'étoiles qui encave le vin
d'origine, celui des légendes." Puis
l'onirisme, sa puissance ensorcelante,
s'incarnent en Thomas le Grand Rêveur aux
allures de Fanfan la Tulipe, avec un
je-ne-sais-quoi de Gérard Philippe. Mais
Thomas est ce religieux évoqué par
Cristobal dans sa douleur. Séminariste
voué au cloître qui quitte sa déesse, la
Gitane aux "yeux en forme de fève". Thomas
et Sabika, la Dame à la licorne, la Dame à
la Bastide s'aiment non loin de cette
demeure, autre monde issu d'un monde
romanesque. La Bastide et ses tourelles
nous plongent au sein d'un Moyen-Age
revisité, réenchanté par les deux
protagonistes. Il fait soleil dans ce
roman moite et chaud. Mais c'est aussi une
réflexion sur l'écriture. Tout au long de
l'ouvrage, l'héroïne est désignée comme
"la femme aux livres". Pluriel du
complément du nom, abondance de livres
dans la Bibliothèque de la Bastide mais
Sabika, dans le titre, est "la femme au
livre". Singulier du complément du nom.
D'un seul livre, d'une seule histoire
qu'elle se refuse à écrire, celle de
Thomas le Grand Rêveur, la sienne.
Conteuse qui rivalise avec Schéhérazade,
Schéhérazade elle-même, la Gitane est un
roman poétique que l'on entend autant
qu'on le lit. »
Catherine Nohales
sur sur
e-litterature.net |
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