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 J'avais bien commencé tout à l'heure à la voir C'était vraiment une étoile..

 

E-mail: jeanpaulcomtesse@net2000.ch

 

 

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Parution: avril 2004 / ISBN 978-2-88341-138-7

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 Critiques littéraires...

     
 

Sabika Désirade, la femme au livre

 
 
 
 

« Sabika Désirade, la femme au livre, cette Andalouse émigrée dans l’Hérault », personnage fascinant, sensuel, imprégné des mythes de l’Alhambra – femme sortilège.
Elle vit en solitaire dans sa bastide et hante la garrigue qui l’entoure. Les lieux lui parlent de Thomas-le-Grand-Rêveur, l’amour sublime de son adolescence. Leurs lectures et leurs jeux ! Les nuits d’herbes sauvages où ils commirent le délit d’initié ! Elle forme le projet d’écrire un roman afin d’immoler cette absence habitée. Les traces sont là, reste à marcher sur l’empreinte des mots.

La femme au livre flambe de passion, ses songes sont des sorts qu’elle jette et elle invente des destins…

Roman où l’on se sent comme dans un rêve velouté. Le style est d’une sobriété classique et fait néanmoins place à une poésie de l’instant sertie d’images originales, de tournures inédites. Le réel et l’imaginaire sont admirablement dosés.
 

Racines du Rhône

Editions Monographic

 
 

A découvrir

 
Lectures de Sabika (extraits)
 
Critiques littéraires de l'ouvrage
 
Interview sur les ondes de Radio Cité (20MB)
 

Regards différents sur Sabika

 

La collection RACINES DU RHÔNE des éditions Monographic SA à Sierre continue sur sa lancée et nous offre en avril 2004 son vingt septième ouvrage. Un livre surprenant! Petit roman au style rapide et moderne, c'est un récit sans catastrophe, sans viol, sans inceste. Il n'est pas englué dans une certaine tendance de la littérature romande à vouloir tisonner dans la souffrance et la culpabilité.

Pourtant ce n'est pas un récit sans drame et les personnages connaissent les vicissitudes de toute vie humaine. Mais les épreuves de l'existence, loin d'être pour eux des sources de désarroi, deviennent en quelque sorte, par la force du rêve et de l'imaginaire, des richesses intérieures, des sources révélatrices de ce qui est caché en nous.

Sabika, nature sensuelle et passionnée nous fait entrevoir mille possibilités d'être soi-même (à mon seul désir, selon le sixième sens de la Dame à la Licorne) et l'on marche sur l'empreinte de ses pas comme dans un songe éveillé.

Racines du Rhône

Editions Monographic SA

 
 
 
 

Le vingt-septième ouvrage de la collection 'Racine du Rhône des Editions Monographic est un petit roman à la fois charmant et profond.

Sabika, la femme au livre est hantée par l'écriture d'un récit qui immolerait son sublime amour d'adolescente. Traductrice par son métier, elle est aussi la femme aux livres (« je ne vis que dans les mots »). Personnage sensuel et passionné, elle en vient à incarner ses lectures et côtoyer les personnages romanesques imaginaires, de sorte qu'elle est toujours à la frontière entre l'illusoire et le réel.

D'une écriture bien ciselée, ces 127 pages, nous font passer quelques heures dans un rêve velouté.

 

Racines du Rhône

Editions Monographic SA

 
 

 
 

« Sabika Désirade, la femme aux livres, cette Andalouse immigrée dans l'Hérault, ... », personnage fascinant, sensuel, imprégné des mythes de l'Alhambra, « femme-sortilège digne des Mille et Une Nuits » qui croise sur son chemin Thomas le futur moine avec lequel elle vit une passion unique, Paco qui ne sera qu'un fantasme, Bruno qui, à défaut de comprendre le langage des « Grands Rêveurs » ne peut-être qu'un fils adoptif, Nathalie ou la trajectoire d'une adolescence révoltée à une maternité épanouie en passant par l'accomplissement d'un métier.

C'est un très beau livre qui m'a happé dès la première page. Je suis surpris par la maturité de l'écriture, le langage très travaillé, poétique et néanmoins fluide. Maîtrisé de la première à la dernière page. L'auteur, à l'évidence, a une grande culture littéraire. Il cite, entre autres, Proust. A plusieurs reprises Julien Gracq et sa Presqu'île, avec la sublime phrase finale: « Comment la rejoindre ? pensait-il, désorienté. », phrase qui pourrait servir de sous-titre au roman en complétant le « pensait-il » par un « pensait-elle ». Il y a beaucoup de citations, d'aucun pourrait trouver trop. Personnellement, j'aime beaucoup. Sabika n'a-t-elle pas choisi de vivre plus dans les livres et dans le rêve que dans la réalité ? Même lorsqu'elle se noie dans sa passion pour Thomas.
 

Racines du Rhône

Editions Monographic SA

 
 

 

 
 
     
 

Critiques et avis des lecteurs

 

« Lire un livre de Jean-Paul Comtesse, c'est être pris par la main par une présence mystérieuse pour vivre un conte, participer à une chorégraphie. C'est une expérience de rêve éveillé, où l'on est saisi d'une ferveur, confondu à elle, qui flue de l'auteur aux personnages, des personnages au rythme du texte. De sorte qu'une fois le livre refermé, au milieu des voix persistantes, on a l'étrange sensation d'avoir accompli un voyage intime, multicolore, mais sans savoir par quel chemin. Sabika Désirade est un livre amoureux : de la nature, de la Femme, des lieux, des mots, du rêve.On y retrouve la femme mystique qui est aussi la femme de chair (l'amour est un rite, sacré et profane – on pense à "l'Eternelle Idole" de Rodin), la meneuse, la fougueuse, la conteuse. Celle qui va, qui habite, celle qui rêve – celle qui écrit.

 

Celle qui traduit le Monde. Sabika, c'est la chair, le verbe, et le jardin ; c'est le désir qui circule entre tous ces éléments. Il y a toujours un mouvement très fort des êtres entre eux, dans les œuvres de l'auteur, au rythme des rencontres, des séparations, des amitiés, des amours impossibles. C'est simple et c'est complexe. C'est exactement la vie. Ce que j'aime de ce livre, au-delà des thèmes passionnants (passionnés) qui le composent, c'est le style, délibérément personnel, rythmé, comme halluciné parfois ; des apparitions, des saccades, des flashs, on est emporté sans trop savoir où, c'est le fameux rêve éveillé, dont l'harmonie étonnante est faite d'éclats divers ; comme si l'auteur écrivait les yeux fermés. Cette force qui retient le tout en un centre est l'empreinte de la sincérité de l'homme qui se donne à lire. L'imaginaire est le réel, le réel est l'imaginaire. Il n'y a pas de frontière. Nous sommes emportés. »

Fanny Wallendorf

15 août 2004, Romagnat - France

 

« Il émane de ce livre un mélange de sensualité et de magie, de parfums et de mystère mêlés de lyrisme, voire de mysticisme. La protagoniste est une Gitane ensorceleuse, du genre Carmen à l'andalouse, qui vit plusieurs passions avec la même liberté. Cela se passe dans les garrigues du Midi et l'on s'y plonge comme dans un rêve éveillé, partageant les souvenirs de Sabika (son amour pour Thomas le rêveur) ou vivant ses rencontres. Difficile à raconter, ce beau petit livre évoque plus qu'il ne décrit, et là réside tout son charme. »

Marie Françoise Piot

 

article paru dans le « 24 heures », du mardi 26 octobre 2004

 

« Le réel et l'imaginaire sont admirablement dosés. », annonce l'éditeur à la quatrième de couverture. Ma lecture fut inhabituellement difficile car j'étais emporté par les « images », la lumière, la beauté des lieux, les mystères des personnages (L'Alhambra, l'Hérault, une bastide, un Gérard Philipe en chemise blanche, une pierre fendue comme haut lieu des chorégraphies et des échanges de billets). Pour mieux comprendre, j'ai repris le texte en séparant ce que nous conte l'auteur de ce que disent Sabika et les autres « héros ». (La mise en page de certains éditeurs offre cette clarification.) Alors tout est devenu facile, lumineux, audible. Alors j'ai senti les âmes, les questions, les espoirs des acteurs avec leur prescience d'une inquiétude. Alors tout le roman m'est devenu familier, m'a charmé par la résonance du dernier chapitre où - après avoir hésité à le faire - Jean-Paul Comtesse redonne chair et sang à chacun, même au chien Barcino. »

 

Arnold Ulrich, libraire

 

Rêve et réalité

« Il s'agit du troisième roman de Jean-Paul Comtesse qui rend hommage encore une fois à la femme, aux femmes. Au départ, dans un premier mouvement, les évidences du titre m'ont gênée. Une sensualité qui s'affiche sans retenue. J'aurais aimé plus de discrétion mais Sabika n'est pas femme à se cacher, à taire sa passion. Le faire, ce serait renier sa nature d'Andalouse passionnée, vive et sensuelle. Ce roman raconte-t-il une histoire au sens classique du terme ? Ici, nous assistons à l'imbrication permanente du rêve et du réel. Qu'est-ce qui est réel ? Qu'est-ce qui ne l'est pas ? La puissance de l'onirisme s'affirme à chaque page, s'incarne dans le personnage d'une femme-sortilège, Sabika Désirade. Elle envoûte, ensorcelle le Grand Rêveur Thomas, son père bafoué, cocufié par un gitan et qui endosse une paternité douloureuse. Le mot "rêve" abonde dans ce roman. Il sonne comme une injonction permanente à s'abstraire du réel frustrant et décevant incarné par Bruno le typographe. Les images poétiques qui irriguent l'ouvrage réalisent ce mariage constant du réel et de l'imaginaire. Des mots abstraits s'accolent aux mots concrets et le rêve sublime le réel défaillant. Un très beau livre, une ode à l'enchantement, à l'ensorcellement. »

Numimalie sur Zazieweb

 

 

« Lisant votre roman, j’ai remué en moi une question: ne plus considérer les épreuves de la vie comme des raisons de désarroi ou de désespoir, mais les "transmuter" en quelque sorte, par la vertu du rêve ou de l’imaginaire, en richesses intérieures, en sources de révélations de ce qui est caché en nous. »

Francis Bourquin, poète

 

« Dans son troisième ouvrage, Jean-Paul Comtesse installe sur les feux de la rampe romanesque une femme qui ensorcelle, une femme-sortilège. Sabika Désirade est le fruit d'une nuit d'amour, d'une seule nuit passionnée entre un Gitan et l'épouse du Sieur Cristobal, un aristocrate désenchanté, quelque peu anachronique. Contraint d'endosser une paternité impromptue, douloureuse, il jette un sort à sa fille. "Sabika n'aura qu'un amour, voilà le sort que je lui jette. Qu'elle vive comme une déesse douée du pouvoir d'attirer les hommes et de les effrayer. On n'affronte pas une femme de race, on l'idéalise ou on la fuit. Phénomène surnaturel, cette femelle volcanique créera des enfers sulfureux! Telle sera ma revanche. Elle mettra à genoux un religieux voué aux divinités." Sabika s'élève au milieu de la garrigue dans le sud de la France, au sein d'une nature prolixe qu'elle nomme, qu'elle façonne selon son imaginaire, selon ses rêves. Car le rêve est la "substantifique moelle" de ce roman. Il est une injonction permanente, assenée, martelée. Sabika l'incarne, le fait sien, le fait chair. Lorsque nous pénétrons dans ses pensées tourbillonnantes, les repères traditionnels s'estompent. Aucun signe pour rassurer le lecteur, pour le guider dans les méandres de la pensée. "Les mots s'enlacent", les phrases s'enchaînent. Qui parle? Les images poétiques mêlent le réel et le rêve:" Il (Thomas) était le vigneron des grappes d'étoiles qui encave le vin d'origine, celui des légendes." Puis l'onirisme, sa puissance ensorcelante, s'incarnent en Thomas le Grand Rêveur aux allures de Fanfan la Tulipe, avec un je-ne-sais-quoi de Gérard Philippe. Mais Thomas est ce religieux évoqué par Cristobal dans sa douleur. Séminariste voué au cloître qui quitte sa déesse, la Gitane aux "yeux en forme de fève". Thomas et Sabika, la Dame à la licorne, la Dame à la Bastide s'aiment non loin de cette demeure, autre monde issu d'un monde romanesque. La Bastide et ses tourelles nous plongent au sein d'un Moyen-Age revisité, réenchanté par les deux protagonistes. Il fait soleil dans ce roman moite et chaud. Mais c'est aussi une réflexion sur l'écriture. Tout au long de l'ouvrage, l'héroïne est désignée comme "la femme aux livres". Pluriel du complément du nom, abondance de livres dans la Bibliothèque de la Bastide mais Sabika, dans le titre, est "la femme au livre". Singulier du complément du nom. D'un seul livre, d'une seule histoire qu'elle se refuse à écrire, celle de Thomas le Grand Rêveur, la sienne. Conteuse qui rivalise avec Schéhérazade, Schéhérazade elle-même, la Gitane est un roman poétique que l'on entend autant qu'on le lit. »

Catherine Nohales sur sur e-litterature.net

 
 
 
 

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